Je suis fatiguée...



Aujourd’hui la lassitude s’empare de mon cœur et malgré cela, j’arrive à esquisser un sourire.

Je suis fatiguée de lire toutes ces horribles choses sur Internet, je suis fatiguée de la terreur qui aveugle mes concitoyens autant que moi même.

Je suis lasse d’entendre que les humains sont incapables d’aimer et qu’il faut les contrôler, leur dire ce qu’ils doivent penser.

Je suis fatiguée de voir des hommes tués des enfants, des femmes et d’autres hommes.

Je suis éreintée par ce déchaînement de haine et de violence qui n’a de cesse de se reproduire génération après génération.

Mais je me peux me permettre d’être fatiguée car je vis dans un pays riche.

J’ai de quoi manger, me réchauffer quand vient l'hiver et boire de l’eau à volonté pendant la chaleur de l’été. Je suis entourée de personnes qui m’aiment et je marche dans les rues de ma ville en toute sécurité. Il m’est facile de me laisser aller à la morosité dans un bon lit douillet, un café chaud dans les mains en regardant mes proches vivre et s’épanouir.

J’ai conscience de ma situation de privilégiée et je regarde ce confort avec gratitude. Cependant, je ne peux m’empêcher de ressentir cet abattement. Il vient de loin. Un profond sentiment de lassitude m’étreint lorsque je me rend compte de tout ce qu’il y a encore à faire. Ce chemin vers la paix est bien long. Il est même éprouvant.

Cependant, je ne peux me résoudre à abandonner. Parce que je vis dans le confort et la sécurité, parce que j’ai le nécessaire au quotidien pour me permettre de m’arrêter quand je suis fatiguée. Il m’est impossible de ne pas continuer à œuvrer en moi pour que la paix s’y installe définitivement. Alors que les doutes m'étreignent et que je me demande si cette paix ne peux exister que parce qu’il y a la guerre, le jour existe bien parce qu’il y a la nuit, est ce que pour connaître la paix il faut continuer de s’entre-tuer ?

Guerre, ce mot est si grossier, tellement banalisé et utilisé que j’en perds le sommeil. Et de ces insomnies est née une révélation « De tout ce chaos va naître un miracle ».

Vous pouvez vous moquer en lisant ce mot « miracle », seulement c’est toujours de cette façon que cela se passe. La vie nous met dans des situations extrêmes pour nous faire réagir et changer notre mode de vie. Ce n’est pas le moment de baisser les bras, tout au contraire c’est le bon moment pour passer à la paix.

Toutes les actions faites sous l’emprise des émotions négatives ne font qu’entretenir le désastre. Les conséquences sont difficiles à vivre et amplifient les problèmes. Il est nécessaire de trouver la paix en soi pour ensuite agir dans cette énergie. L’action juste se fait dans l’alignement intérieur et non dans les méandres des émotions de colère et de haine.

Je le sais, vous le savez et nous continuons de partir dans les affres des peurs et du jugement. Mais nous sommes ici pour apprendre de nos erreurs et en ressortir grandi.

Il y a beaucoup à faire et l’ampleur du travail est aussi vaste que ce monde.

Une amie me faisait remarquer que le nombre de thérapeutes de tout bord avait explosé en France. Je commence à comprendre pourquoi. Un nombre croissant de personnes s’oriente vers une nouvelle façon de se soigner et de vivre. Une véritable chance pour notre société. C’est un phénomène qui s’étend dans toutes les strates sociales. J’en fais partie et peut-être que vous qui lisez ce texte, êtes de ceux qui se sont ouverts à une autre vision de la vie.

Nous avons l’occasion de m’être à profit notre connaissance et nos expériences, d’être au service de la Paix dans toute sa splendeur.

Loin de la concurrence et du jugement, chacun peut apporter sa part et contribuer au changement de ce monde. C’est une opportunité unique qui nous est donnée. Inutile de remettre ce changement dans les mains de quelqu’un d’autre, c’est à chacun d’entre nous d’intervenir, à son niveau et avec ses moyens. C’est une décision qui nous appartient.

Pour me permettre de passer au delà de ce marasme ambiant, je me suis posée une question que je vous livre ici et pour laquelle je vous invite à réfléchir un instant « Que souhaitez vous faire du temps qui vous reste à passer sur cette Terre ? ».

Ma réponse est dans cette phrase, que je souhaite dire le dernier jour de ma vie « Je suis fatiguée parce que j’ai beaucoup œuvré pour que ce monde change, maintenant je vais aller me reposer ».

Merci, je t’aime

Nathalie BODIN LAMBOY . Stages Ho'oponopono


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